Toyota Toys Motors et le Rallye Raid, une histoire d’amour de longue date…

Ronan Chabot & Gilles Pillot

Le PDG du groupe Toys Motors Ronan Chabot est un sportif accompli. Après avoir pratiqué le karting et la voile à un haut niveau, il participe à son premier rallye raid en 2002, aux côtés de son fidèle ami Gilles Pillot.

Toyota France Compétition fait son grand retour sur le Dakar 2016 en catégorie T1 4x4 avec un Hilux piloté par Ronan Chabot & Gilles Pillot.

Très expérimenté, le team a déjà pris le départ de 13 Dakar, dont 8 entre 2003 et 2010 associé à Toyota France Compétition au volant d’un Land Cruiser en catégorie "Production", avec à la clé un titre de Champion du Monde en 2005 et de nombreuses victoires sur différents rallyes-raids. Triple vainqueur sur le Dakar en catégorie deux roues motrices ( 2012 / 2013 / 2015 ) , l’équipage a terminé plusieurs fois dans le top 10 du général. Cet engagement pour trois ans sur le Dakar au volant d’un Hilux ouvre donc un nouveau chapitre dans l’histoire qui lie Toyota France à Ronan Chabot, avec un véhicule encore plus performant, capable de figurer aux premières places du classement général.

www.chabot-pillot.com

2016 signe le retour de Ronan Chabot et Gilles Pillot aux couleurs Toyota Toys Motors.

« Faire vibrer ceux qui partent et rêver ceux qui restent ! ». Cette formule de Thierry Sabine, fondateur du Dakar en 1979, définit parfaitement l’esprit et l’engagement de Toyota Toys Motors dans la compétition.

Retrouvailles à Rétromobile. Ari Vatanen-Bertrand Ballas-Gilles Pillot.

Bravo aux photographes sur le Dakar !

Dakar 2019 C’est Fini ! « Du pur bonheur » Dixièmes au général à l’issue d’un Dakar maîtrisé malgré les nombreuses embûches, Ronan Chabot et Gilles Pillot savouraient sans compter. « Il n’y a pas de mot ». Au Dakar comme ailleurs, ce n’est plus un secret pour personne : Ronan Chabot est un homme qui aiment les actes plus que les paroles. Sur les pistes péruviennes, Ronan et Gilles (Pillot) se sont d’abord exprimés là, à surfer sur les dunes, éviter les pièges et tenter chaque jour « d’accrocher le bon wagon ». Comprendre : faire partie des 20 meilleurs équipages de ce Dakar et pousser l’envie jusqu’à atteindre une 10ème place, récompense de dix jours d’abnégation. Hormis lors de la première étape, jamais les deux hommes n’ont signé un chrono au-delà des 20 meilleurs. La ténacité et la régularité finissent toujours par être récompensées, comme si le Dakar s’appréciait comme une allégorie de l’existence. Jean-Marc Fortin, patron d’Overdrive et ami de Ronan et Gilles, le dit avec ses mots : « en rallye-raid, on ne peut pas faire des performances en montagnes russes. Il faut être constant ». Il pense forcément à Ronan et Gilles, récompensés par ces cinq secondes qui les hissent dans le « top 10 » du plus éprouvant des rallyes-raid au monde. Avant de refermer cette parenthèse mécanique, cette aventure humaine qui n’a pas de prise sur le temps, Ronan Chabot revient sur ces dix jours avec enthousiasme et gourmandise. LE SENTIMENT GÉNÉRAL. « C’est du pur bonheur ! Un Dakar, c’est tellement dur à mettre sur pied, à préparer. Il faut convaincre, aller au bout, résister aux embûches… On embarque avec nous tellement de gens dans cette aventure. C’est pour ça que c’est magique. On revient au Dakar pour tout ce qui ne s’écrit pas, toutes ses émotions qui marquent cette belle aventure humaine. Je connais bien le Vendée Globe et je sais que les skippers repartent aussi pour cette fièvre, la même qu’ici ». L’IMAGE QUI RESTE. « Je me rappellerais toujours de la descente de la voiture, ce jeudi matin à l’issue de la dernière étape, avec tous les mécaniciens qui sont autour. Ils ont la même émotion que nous, il y a des larmes qui coulent et il faut le vivre pour le comprendre. C’est une telle délivrance et c’est tellement dur, qu’un résultat comme ça ne peut qu’être apprécié. » LE DAKAR. « Au Dakar, on ne peut pas tricher. Il n’y a pas de vernis, pas de protocole. On est tous sales, en combinaison. Nous vivons ensemble, nous dormons ensemble, dans quelques mètres carrés. Il n’y a ni intimité, ni confort. Au Dakar, les hommes sont tels qu’ils sont. C’est dans ce contexte que se dévoilent des personnalités, des tempéraments et des affinités. C’est ce qui est merveilleux. LA VOITURE. « Merci Toyota ! Merci à cet excellent V8 Toyota qui nous a sauvé pas mal de fois lors de moments périlleux. Merci à Toyota et Overdrive de nous avoir construit une voiture aussi fiable et aussi performante. » LA VICTOIRE DE NASSER ET MATHIEU. « Bravo à Nasser (Al-Attiyah) et Mathieu (Beaumel) ! Le Dakar représente un tel investissement qu’on ne peut qu’être heureux pour eux. Nasser est le plus rapide des pilotes mais aussi le plus régulier, le plus constant. Il a fait un sans-faute ! Il m’a plusieurs fois invité à venir le voir au Qatar et je vais finir par y aller ! (rire) » LE SACRE DE TOYOTA. « La marque attend ça depuis tellement longtemps que ça ne peut qu’être beau ! Dans la même année, Toyota a remporté deux victoires qui lui échappaient : les 24 heures du Mans et le Dakar. Leur victoire dans la catégorie-reine, celle en T2 et nous qui sommes en tête des non-professionnels : c’est une belle réussite ! Il s’agit d’une équipe où on se sent bien, où tout le monde s’est battu dans le même sens. �MERCI. « Du premier au dernier, je pense à tous ceux qui nous ont soutenu. Un bon résultat ne tombe pas du ciel, je le dois à tous. Un immense bravo à Overdrive. Un grand merci à nos partenaires. À Toyota France, qui a toujours répondu présent et trouvé des solutions à nos côtés. Merci à Mobil et à PRB, présents depuis des années. Et merci à tous ceux qui se reconnaîtront parce qu’ils ont rendu cette aventure possible. »

Bonne année à tous !

L’émotion de l’arrivée d’un Dakar. Le travail de toute une équipe autour de Jean Marc. Merci et Bravo à Toyota, Nasser Al Attiyah et Mathieu Baumel pour leur victoire tant attendue.

Les yeux embués, le sourire en bandoulière, Ronan Chabot et Gilles Pillot ont conclu le Dakar à la 10ème place du général. Contrat rempli et plaisir garanti ! Il y a parfois des moments où le temps file sans que l’on puisse profiter de chacun de ces instants. En franchissant la dernière dune vers le bivouac de Pisco, en s’engouffrant dans la foule et en coupant la ligne d’arrivée au cœur d’une matinée brûlée par le soleil, Ronan Chabot et Gilles Pillot ont vécu un cocktail de sensations aussi ébouriffant que leur dernière journée sur les pistes. La délivrance est nourrie par la joie, la fatigue est fouettée par les embrassades, le relâchement n’est plus un ressenti espéré mais une certitude à laquelle il faut donner une place. Il y a un vertige à se dire que cette parenthèse va bientôt se renfermer, que la cérémonie sur le podium de Lima dans la soirée (après 200 km de liaison avalés dans l’après-midi) et le repas bien mérité seront les derniers souvenirs d’ici. Pendant cette poignée d’heures où tout se mêle, on s’accroche aux derniers faits de course comme les ultimes instants d’une aventure qui vient à peine de s’achever. Ronan et Gilles n’ont pas eu de mal à le faire car l’histoire qu’ils ont écrit est belle. 9ème de la dernière étape, du désert en dessert pendant 80 km, le duo termine 10ème du général à seulement cinq secondes de leur premier poursuivant, le Lituanien Benediktas Vanagas (Toyota). Décidément, un rallye-raid ressemble aux sensations humaines : il tient toujours sur un fil. Ronan Chabot : « On savait qu’il fallait faire attention à cette dernière spéciale. Cela signifie tellement de choses de terminer un Dakar qu’il y avait forcément de l’appréhension avant de s’élancer. La bataille à distance pour conserver notre place dans les 10 premiers a été intense. À l’arrivée, tous nos mécaniciens étaient là, c’était très émouvant. Il s’agit de la conclusion d’un an de travail et d’investissement. On bosse toute l’année et là c’est une joie collective. Nous faisons le Dakar pour vivre ces moments-là. En plus, nous terminons ce Dakar à une superbe 10ème place : hormis Stéphane Peterhansel, toutes les têtes d’affiche sont devant nous. » Gilles Pillot : « Il a fallu batailler pour rester dans le ‘top 10’. On a dû rouler sur un rythme élevé pour conserver notre position. Malheureusement, on a perdu un peu de temps en se posant sur une crête. À l’arrivée, on est 10ème et c’est une réelle satisfaction. Nous étions venus pour ça ! Aujourd’hui, il y a beaucoup d’émotion parce qu’on a vécu cette aventure intensément. Finir juste derrière tous les pilotes d’usine, c’est une superbe performance ! » Jean-Marc Fortin : « Je suis très heureux pour Ronan et Gilles. Ce sont des combattants, des hommes qui connaissent la rudesse du désert et la difficulté du Dakar. Ils ont fait un Dakar à leur image : ils l’ont construit patiemment, ont résisté aux rebondissements et ont su hisser leur niveau. Nous savions depuis le début qu’ils avaient toutes les qualités pour intégrer le ‘top 10’ et ils ne nous ont pas fait mentir. Terminer 10ème a 5 secondes rend leur Dakar encore plus beau. Bravo à eux ! »

C’est fait !!! Pour 5 secondes, Pas de mots... Génial !

Départ de la dernière spéciale du Dakar 2019. 112kms pour un top 10 ?

Zoom sur les Hommes de l’ombre du Dakar et leur travail exemplaire de jour comme de nuit ! 💪

Aujourd’hui, dernier round ! 🎯 #dakar2019

Étape 9 : Pisco > Pisco Liaison > 96 km - Spéciale > 313 km Chabot-Pillot, puissance 9 ! Pour la première fois, le duo intègre le « top 10 » en se classant 9ème grâce à une avant-dernière étape maîtrisée (14ème) et démontre brillamment sa constance. Dernier coup de chaud avant Lima. Comme si le climat péruvien aimait jouer avec les organismes et s’amuser avec les machines, le mercure a brusquement dépassé les 30° au bivouac de Pisco. Au milieu du désert, pour l’ultime journée avant l’arrivée, trouver de l’ombre est plus délicat que dénicher pièces, huile moteur et bonne humeur. Mais avant de retrouver ce bivouac brûlé par le soleil que les concurrents ont quitté dans la matinée, il fallait avaler 313 km de spéciale au sein d’une étape longue de 409 km au total. La journée n’a rien de reposante et il y a deux façons de s’en convaincre : les hélicoptères qui multiplient les aller-retours de la spéciale jusqu’au bivouac pour ramener des pilotes blessés et l’hécatombe sur la piste. Casse-moteur pour Van Beveren (moto), arrêts pour Loeb, abandon pour Peterhansel, voiture couchée dans les dunes pour Despres (auto)… Les machines ont une nouvelle fois été soumises à rude épreuve. Pour éviter les pièges et les galères, rien ne vaut d’adopter un rythme fluide, sans prendre de risques inconsidérés. Ça tombe bien : c’est la manière de faire du duo Chabot-Pillot depuis plusieurs années. Et ça marche puisqu’ils ont signé le 14ème temps du jour (à 1h10 du vainqueur, Nasser Al-Attiyah). Mais les déboires des autres font le bonheur de Ronan et Gilles puisqu’ils se hissent dans le « top 10 » - l’objectif revendiqué – pour la première fois depuis le début de ce Dakar. Ronan Chabot : « Nous sommes contents d’être venus à bout de cette grosse journée où l’on ne s’attendait pas à ce que ça soit aussi dur. Nous avons fait une belle spéciale en partant sur un rythme maîtrisé. Mais à 35 km de l’arrivée, il y avait un ‘way point’ en haut d’une dune qui était difficile à trouver. Ça nous a obligé à faire le tour de l’erg et de remonter dans du sable mou. On a perdu une bonne demi-heure dans l’opération mais beaucoup d’autres concurrents ont eu aussi des difficultés. Nous avons la chance d’avoir eu tous les ‘way points’, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Nous sommes 9ème du général et on rentre enfin dans le « top 10 » ! Devant nous, il n’y a que des pilotes professionnels. Nous sommes ‘les premiers des autres’. » Comment gérer les fortes chaleurs dans l’habitacle ? Chaque jour, Gilles Pillot revient sur les spécificités du Dakar « À bord, nous n’avons pas de climatisation à proprement parler mais des rafraichisseurs avec deux grosses sorties devant nous. Lundi, ils se sont bloqués et on a fait la spéciale sans. Il a fallu beaucoup boire ! À bord, on transpire beaucoup et on se force à s’hydrater au maximum. Nous avons deux « camel bags » de 2,5 litres et on les vide tous les jours ! » PAROLES DU TEAM. Guyhlem Dussaucy (chief car) « C’est le 5ème Dakar que je fais à leur côté. Je suis « chief car’ » (chef voiture) : tous les soirs, je fais la liaison entre les pilotes, les mécaniciens et les ingénieurs. J’ai connu Ronan et Gilles dans leur ancien ‘team’ et je suis resté avec eux. En plus, Gilles habite à 30 km de chez moi donc on se connaît depuis longtemps. J’ai aussi travaillé avec des professionnels et j’apprécie beaucoup l’état d’esprit familial qu’ils diffusent. Je suis vraiment content pour eux : ça faisait deux Dakar qu’ils n’avaient pas eu beaucoup de chance. Là, s’ils parviennent à se maintenir dans le ‘top 10’ en étant entouré de professionnels au général, c’est une sacrée performance ! » AU PROGRAMME JEUDI. Attention à ne pas faire d’erreur ! Au Dakar, il est d’usage de rappeler que la course n’est jamais terminée avant d’avoir franchi la ligne d’arrivée. Ce sera encore plus le cas cette année avec une dernière étape très piégeuse. Certes, il s’agit de la 2ème plus courte de cette édition (112 km) mais elle est composée d’environ 80 km de sable dans les mêmes dunes d’Ica que les pilotes traversent sans discontinuer depuis le début de l’épreuve. « On ne va pas prendre de risque inutile », précise Ronan Chabot. Il faudra donc être vigilant jusqu’au bout pour goûter aux joies du podium d’arrivée à Lima. LES RENDEZ-VOUS TÉLÉ 19 h 55 : Le Dakar sur France 4 20 h 45 : Le Journal du Dakar sur France 3 Vers minuit : Bivouac sur France 3

Photos du jour.

Spéciale à rebondissements aujourd’hui. De la casse, des accidents, et de la navigation. La fatigue se fait sentir. Ce soir nous sommes 9 ème au général.😊

Message d'encouragement de Thomas Coville, skipper Sodebo, au Team Chabot-Pillot ! 🙌 #Dakar2019 #ToyotaGazooRacing #Sodebo #ChabotPillot

Étape 8 : San Juan de Marcona - Pisco Liaison > 215 km - Spéciale > 360 km « L’étape la plus belle » Ronan Chabot et Gilles Pillot n’ont pas boudé leur plaisir ce mardi et ça se voit : ils réalisent leur meilleur résultat sur une étape (10ème) dans cette édition et reprennent la 11ème place au général. Récit d’une journée en or. En temps normal, il se dit que la mémoire est sélective, que l’on imprime des images et des sensations qui restent, que l’on ressasse ou qu’on oublie parfois. Au Dakar, tout à une mémoire quasi-omnisciente. Il y a les pilotes et les copilotes qui retiennent les subtilités de chaque cordon de dunes, de chaque vallée caillouteuse et de tous ces kilomètres à résister au fesh-fesh et aux pierres qui jalonnent la piste. Et puis il y a les machines, aussi éprouvées que les organismes. « Une voiture a une mémoire : chaque choc et chaque pépin s’accumulent et finit par avoir une incidence sur son comportement », expliquait une poignée de jours plus tôt Gilles Pillot. Ronan Chabot et Gilles Pillot ont une telle expérience de l’épreuve qu’ils savent gérer leurs efforts et ménager leur machine. Arriver au terme d’un Dakar est une victoire en soit et il faut méconnaitre l’épreuve pour le remettre en cause. Cela n’empêche pas d’être performant : ce mardi, le duo s’est offert son meilleur résultat depuis le début du Dakar, un 10ème temps à 41 min 16 sec du vainqueur du jour, Sébastien Loeb (Peugeot). L’occasion de gagner une place au général (11ème) et de pointer à seulement 25 secondes de Giniel de Villiers (Toyota, 12ème). Plus que jamais candidat au « top 10 », Ronan Chabot, sourire aux lèvres et enthousiasme en bandoulière, revient sur une journée maîtrisée de bout en bout. Ronan Chabot : « On a très bien roulé aujourd’hui ! Nous avons parcouru les plus belles dunes de ce Dakar : ça nous a permis de faire des surfs incroyables ! C’était une étape très technique mais tellement belle avec ces dunes immenses qui se transformaient en toboggans incroyables. L’important, comme nous le disions hier, c’est de revenir dans le bon wagon : quand on fait une mauvaise prestation un jour, on repart loin et cela complique toute la progression dans une spéciale. Là, on peut bien se concentrer sur le pilotage. La voiture volait ! C’est notre plus belle étape de ce Dakar ! » Gilles Pillot : « Bien sûr qu’en matière de résultat, c’est notre meilleure étape. Nous traversons des paysages magnifiques avec des immensités de dunes. Nous faisons beaucoup d’aller-retours dans les mêmes portions et il y a beaucoup de traces. Ça complique la navigation. Je pense qu’on n’a pas à rougir de notre position au général » Les organisateurs expliquent que l’étape de demain sera « plus compliqué en matière de navigation ». Que cela signifie-t-il ? Chaque jour, Gilles Pillot explique les subtilités du Dakar « Le terrain de jeu a déjà été utilisé. On l’a traversé lors de la 1ère spéciale, lors de la 2ème, on l’a refait ce mardi et on va encore traverser les mêmes zones mercredi. Il y a plein d’endroits où je vais me souvenir d’être passé, sauf qu’il y aura une multitude de traces. Et elles peuvent t’induire en erreur ! Il faudra être donc être encore plus méticuleux, vigilant et bien suivre notre cap. » PAROLES DU TEAM. Denis Gardette (osthéopathe chez Overdrive) « Je les connais depuis que Gilles Pillot est arrivé en rallye-raid. Il venait d’arrêter la moto pour devenir copilote dans la team de Luc Alphand, au début des années 2000. Il a débuté avec Jean-Luc Crétier (champion olympique de descente aux JO de Nagano en 1998) comme pilote. Ronan est arrivé un peu plus tard et ils ont rapidement formé un très bon duo. C’est une équipe très soudée, très affective qui vit le rallye comme une bulle. Nous avons créé des liens d’amitié et d’affection : ce sont des gens entiers qui font partie de l’ADN du Dakar. » AU PROGRAMME MERCREDI. Déjà l’avant-dernière étape ! Dans deux jours déjà, les rescapés du Dakar seront célébrés comme des héros sur la plage de Lima, dix jours après avoir quitté la capitale péruvienne. Mais avant, il reste deux étapes dont la 8ème, ce mercredi, qui s’annonce à nouveau très relevée. Au programme : une longue boucle de 410 km autour du bivouac de Pisco avec 313 km de spéciale. Ce secteur chronométré débutera par 50 km dans les dunes avant du hors-piste pour rejoindre la côte. Les pilotes la longeront, tenteront d’éviter ses dangers (montées caillouteuses, zones sablonneuses) avant de traverser trois nouveaux secteurs de dunes. Il faudra en passer par là pour voir Lima ! LES RENDEZ-VOUS TÉLÉ 19 h 55 : Le Dakar sur France 4 20 h 45 : Le Journal du Dakar sur France 3 Vers minuit : Bivouac sur France 3

Plat du jour.

La plus belle journée de surf (de dunes).Magnifique. 10ème aujourd’hui. Super journée.

Étape 7: San Juan de Marcona > San Juan de Marcona Liaison > 64 km - Spéciale > 323 km « Nous restons dans le bon wagon ! » Après une étape particulièrement chaotique dimanche, le duo Chabot-Pillot a réussi une très bonne journée en signant le 17ème temps. 12ème au général, ils peuvent sereinement viser le « top 10 ». Au Dakar plus qu’ailleurs, les paysages marquent la rétine et les traverser fatiguent les corps. La course contre-la-montre est perpétuelle et le temps se dilate sur les pistes surchauffées, les liaisons à n’en plus finir puis au bivouac, quand l’équipe technique prend la main, qu’il faut préparer l’étape du lendemain et trouver le sommeil, court comme toujours. Le Dakar est un monde à part parce qu’il n’est pas possible de penser à autre chose, parce qu’il faut avancer coûte-que-coûte et qu’emmagasiner les souvenirs, ceux des petits plaisirs comme des galères, ne serviront qu’à alimenter la nostalgie une fois le rallye-raid fini. Ronan Chabot et Gilles Pillot connaissent parfaitement cet état de fait contre lequel on ne peut pas lutter. Ils savent que les incertitudes n’existent pas en rallye-raid et que la vérité d’un jour n’est jamais celle du lendemain. Une journée du Dakar en chasse toujours une autre, on balaie les bons et les mauvais moments pour en écrire une nouvelle. Certes, dimanche n’a pas été des plus heureux pour le duo de la Toyota Hilux n°319. Cela fait partie du jeu et c’est déjà de l’histoire ancienne. Car ce lundi, place à nouveau à 323 km de spéciale tout au long d’une grande boucle entre San Juan de Marcona dans des zones déjà traversées la semaine dernière avec trois secteurs de dunes et du fesh-fesh, encore. Et le duo n’a pas démérité, s’offrant une belle performance - 17ème à 58 min 47 sec du vainqueur du jour, Stéphane Peterhansel - qui leur permet de rester à la 12ème place du général (à 6 h 27 de Nasser Al-Attiyah). Ronan Chabot : « C’était vraiment une très bonne journée. Aujourd’hui encore, l’étape avait des allures de grand plat de résistance avec un long cordon de dunes de plus de 100 km et plusieurs secteurs très sélectifs. On est parti en forme ce matin et nous avons bien anticipé la pression des pneus. La voiture est en parfait état. Certes, à cause de l’étape de la veille, on est parti loin (45ème) mais on a bien roulé puisqu’on signe le 17ème temps. Nous n’avons pas eu un souci à part le fait de ne pas avoir de ventilation dans la voiture. On a eu assez chaud une partie de la spéciale ! En étant à la 12ème place au général, nous restons dans le bon wagon ! » PAROLES DE MÉCANO. Christian Ortigosa « J’étais le premier mécanicien chez Overdrive. Pour cette édition, j’ai été affecté sur la voiture de Ronan. Dans notre petite équipe, on s’entend très bien. Dès le départ, les rôles ont été bien définis. Ils nous ont donné pas mal de boulot depuis le début, quand ils ont heurté une pierre et quand ils se sont enlisés. Nous avons déjà changé deux fois les embrayages. Mais en règle générale, la voiture revient nickel. Ronan est un très bon pilote et un chef d’équipe toujours impliqué et respectueux. Ils nous donnent envie de bosser pour eux et de tout donner ! » AU PROGRAMME MARDI. La 2ème étape à l’envers ! Il ne reste déjà plus que trois étapes à boucler avant l’arrivée à Lima, jeudi prochain, terme de cette 41ème édition. Ce mardi, les pilotes devront parcourir 575 km dont 360 km de spéciale entre San Juan de Marcona et Pisco. Il s’agit d’un parcours reprenant la grande majorité des zones traversées lors de la 2ème étape disputée une semaine plus tôt. Après une longue liaison (206 km), secteurs de dunes et sentiers caillouteux seront au programme. Pendant 80 km, les rescapés longeront également le Pacifique en roulant sur des falaises qui surplombent l’océan. LES RENDEZ-VOUS TÉLÉ 19 h 55 : Le Dakar sur France 4 20 h 45 : Le Journal du Dakar sur France 3 Vers minuit : Bivouac sur France 3 #Dakar2019 #ChabotPillot # ToyotaGazooRacing

La vie du team Toyota la nuit.

Arrivée au bivouac. Bonne journée aujourd’hui, avec entre autre un cordon de 100 kms de grosses dunes. Partis 45 ème ce matin, terminons 17ème de cette spéciale.

Étape 6 : Arequipa - San Juan de Marcona Liaison > 501 km - Spéciale > 309 km « Plus forts que la galère » Le duo Chabot-Pillot a vécu de nombreuses mésaventures lors de cette 6ème étape. Il concède 2 h 17 mais est prêt à se battre à nouveau dès ce lundi. L’itinérance a repris sur le Dakar et a charrié avec elle tout ce qui fait son charme et sa dureté. Des dunes gigantesques, celle de Tanaca, des zones de fesh-fesh et du hors-piste étaient au programme des 309 km de spéciale du jour coincé entre les 810 km à parcourir. Les rescapés du Dakar ont dû se lever très tôt, à 2 heures du matin, pour reprendre la route et quitter Arequipa, sa douceur de vivre, ses patios colorés et la chaleur de ses habitants. Direction le bivouac de San Juan de Marcona, celui qui avait déjà accueilli les pilotes à l’issue de la 2ème étape. Pour cette étape de reprise au lendemain de la journée de repos, la course a été particulièrement agitée. Chez les leaders, Sébastien Loeb, qui avait abandonné l’an dernier sur ces mêmes zones (les dunes de Tanaca) a remporté sa 3ème victoire d’étape, ce qui lui permet de revenir à la 2ème place au général derrière Nasser Al-Attiyah. Le duo Chabot-Pillot, lui, a connu une journée galère. Longtemps bloqués dans une crevasse, victimes de deux crevaisons, ils ont concédé 2 h 17 min au vainqueur du jour et signé le 23ème * temps de l’étape du jour. Au général, la Toyota Hilux n°319 reste à une honorable 12ème place et pointe à 18 min de sa première devancière, la Mini de Carlos Sainz. Arrivé au bivouac à la nuit tombée, Ronan, le visage marqué par l’effort et par la fatigue, a pris le temps de revenir sur cette journée particulièrement dense. Ronan Chabot : « Ça a été une vraie journée de Dakar et on a perdu beaucoup de temps. On a commencé par 501 km de liaison ce matin. Dès le départ de la spéciale, il fallait affronter les dunes de Tacama. Nous devions nous faufiler entre les crevasses et les voitures qui étaient tankées. C’est là qu’on s’est mis dans une cuvette où la voiture était complétement bloquée, entourée par des murs de plus d’un mètre de sable. Nous avons réussi à nous en sortir difficilement. Les pneus avaient refroidi avant qu’ils ne remontent enfin à une pression qui ne nous permettait pas de passer la moindre difficulté. Ensuite, il y avait beaucoup de fesh-fesh et on a eu notamment deux crevaisons. Dans le dernier cordon de dunes, on a eu du mal à trouver un ‘way point’, ce qui nous a encore fait perdre un peu de temps. Mais ça fait aussi partie du Dakar. On va essayer de se reposer au maximum et nous rattraper dès demain ! » *La course a été neutralisé à cause d’une voiture bloquée dans un canyon. Pour cette raison, leur temps devrait être re-crédité d’ici leur départ de la 7ème étape, ce lundi. Comment fonctionne la gestion de l’essence ? Chaque jour, Gilles Pillot revient sur une spécificité du Dakar. « Dans notre voiture, nous avons un réservoir de 500 litres. Il y a deux types de carburant pour nous qui roulons en essence : du 95 / 98 que tout le monde trouve à la pompe et de l’ « essence aviation » que nous utilisons. Ce carburant dispose d’un indice d’octane beaucoup plus haut qui favorise une meilleure combustion. Par ailleurs, cela nous évite que l’essence se transforme en vapeur d’eau et qu’elle ait un impact négatif sur le moteur. Pour des raisons de sécurité, nous commandons le carburant à un prestataire qui vient nous livrer dans une ‘zone de refueling’, un parc fermé où sont notamment présents des pompiers en cas de problème. » PAROLES DE MÉCANOS. Thierry Henriot « Je suis arrivé chez Toyota en 1992 à Paris. J’ai intégré le service compétition, et participé aux 24 heures de Paris, l’histoire a commencé là. Ronan a réussi à instaurer un climat familial au sein de l’équipe. C’est un très bon pilote, qui sait être prudent et tirer son épingle du jeu. Depuis le début du Dakar, on a eu beaucoup de boulot au bivouac et fait quelques nuits blanches. Mais on vient aussi pour ça ! » AU PROGRAMME LUNDI : Dunes et fesh-fesh ! Si les équipes d’assistance vont rester à San Juan de Marcona ce lundi, les pilotes, eux, auront encore une longue journée sur les pistes. 323 km de spéciale les attendent en effet avec à nouveau trois secteurs de dunes et plusieurs zones de fesh-fesh. Parmi les petites réjouissances attendues : une poignée de kilomètres à rouler au bord du Pacifique, de quoi garantir à coup sûr de très belles images. LES RENDEZ-VOUS TÉLÉ 19 h 55 : Le Dakar sur France 4 20 h 45 : Le Journal du Dakar sur France 3 Vers minuit : Bivouac sur France 3 #Dakar2019 # ChabotPillot #ToyotaGazooRacing

Jour de repos « On est à notre place » Même pendant un jour de repos, le bivouac peut être hostile et prendre des allures inhospitalières. Le point de chute de la course à Arequipa ne ressemble pas à l’idée que l’on se fait d’un bivouac : il n’est ni planté au milieu du désert, ni soumis à des températures qui dépassent les trente degrés. Sur cette base militaire rongée par le temps, le sable se mêle à la poussière, le ciel est lourd, sombre, une pluie fine s’invite parfois et le mercure ne dépasse jamais les 15°C. Parkas, sweats et pantalons ont remplacé les tee-shirts et les shorts. Mais ce n’est pas les particularités météorologiques de la 2ème ville du Pérou qui tracassent Ronan Chabot. Le pilote arbore un large sourire qui égaie un visage marqué par les heures à rouler et à batailler sur les terres péruviennes. Avec Gilles Pillot, ils sont idéalement placés avant d’entamer la 2ème semaine de la compétition, au 11ème rang du général. Il ne faut pas attendre d’effusion de joie chez eux : ils ont l’humilité de ceux qui savent que tout peut basculer, que le Dakar reste un rallye-raid et donc l’expression ultime de l’incertitude mécanique. À la veille de prendre part à la 6ème étape, Ronan Chabot fait le bilan d’un début de course aussi intense que plaisant, sans jamais se départir de son sourire. LE SENTIMENT GÉNÉRAL. « Le Dakar est une course d’endurance avec des journées conséquentes. En voyant le nombre de voitures qui ont été arrêtées depuis le début du Dakar, on voit à quel point il est important de préserver la mécanique. Notre radeau de survie, c’est la voiture ! Il faut prendre un rythme qui correspond aux capacités de la voiture. Quand on ‘tape’ trop dans le potentiel de la voiture, on est arrêté sur la piste. Sur le Dakar, il faut être régulier, toujours placé et on fera les comptes à la fin. Mais à mi-parcours, on est à notre place. » LA PLACE AU CLASSEMENT. « Une place dans le ‘top 10’ ? Je pense que notre place est là mais c’est délicat tous les jours. On n’écrit pas un Dakar avec des « si » ! Il y a aussi tous les aléas de la course qui font que rien ne peut être certain. Il peut tout se passer tous les jours. Chaque journée est une course. L’étape-marathon (jeudi et vendredi) a été épique. Et pourtant nous faisons partie des rares à l’avoir fini entièrement (la 2ème partie de la spéciale a été neutralisée pour des raisons de sécurité après le passage d’une vingtaine de concurrents). » LE PLAISIR D’EN ÊTRE. « Nous prenons beaucoup de plaisir depuis le début de ce Dakar. Quand c’est difficile, on prend aussi du plaisir, on vient pour ça ! Là, on va rentrer dans le vrai Dakar avec la fatigue qui s’accumule chez les hommes comme les machines. C’est pour ça qu’on a hâte de repartir pour la 2ème semaine. » LES GALÈRES. « Vendredi, les derniers kilomètres de la spéciale avaient des allures d’enfer. À cause du fesh-fesh, on ne voyait rien alors que si on s’arrêtait, on était sûr de s’embourber. Nous ne savions plus où nous étions ! Il y avait aussi les crêtes et les ravins à éviter. Parfois, il vaut mieux lever un peu le pied pour se préserver plutôt que d’attaquer. » LA JOURNÉE DE REPOS. « Elle n’offre pas beaucoup de repos ! (rires) On en profite pour faire une révision conséquente et on change certaines pièces. Ce qui était agréable, c’était de prendre une bonne douche hier soir (vendredi soir) et de dormir dans un bon lit parce que l’étape avait été particulièrement éprouvante. » LA SPÉCIALE DE DIMANCHE. « L’an dernier, c’est là que la course avait basculé avec l’abandon de Sébastien Loeb. Au cours de cette spéciale de 291 km entre Arequipa et San Juan de Marcona, il y aura beaucoup de sable, des cuvettes, des dunes à perte de vue... Il faudra faire les bons choix et ne pas se précipiter. Même si on est à l’aise sur ce type de terrain et malgré notre expérience, nous n’avons aucune garantie. Nous devrons redoubler de vigilance ».

Aujourd’hui c’était la journée de repos. Tout réviser et nettoyer pour attaquer une bonne deuxième semaine. Demain départ du bivouac à 4h00 du matin.